L’Atari ST, c’était une machine à surprises. Rainbow islands, sorti en 1989, en est la preuve : un action qui n’avait l’air de rien sur le papier mais qui cachait une vraie personnalité. Je me souviens de la première fois que je l’ai lancé — l’écran du bureau GEM, le double-clic, et paf, on était dedans. Ça commençait fort.

Rainbow islands sur Atari ST : le gameplay

Rainbow islands (1989) propose une expérience action solide pour l’époque. Le gameplay tire pleinement parti des capacités de l’Atari ST — scrolling fluide, animations bien senties, et une difficulté calibrée pour vous garder devant l’écran sans vous décourager. La prise en main est rapide : un joystick Atari, un bouton, et c’est parti. On retrouve ici ce qui faisait le sel des jeux 16 bits : des règles simples, une exécution soignée, et une rejouabilité naturelle. Pas de tutoriel de 20 minutes, pas de cinématique à n’en plus finir. Juste du jeu.

Les graphismes utilisent la palette 512 couleurs de l’Atari ST avec intelligence. On est en 1990 (plus ou moins), et les développeurs connaissaient désormais la machine. Rainbow islands le montre : les décors sont nets, les sprites reconnaissables, et l’animation générale donne une impression de fluidité que les comparatifs friands de « l’Amiga était mieux » n’auront pas forcément raison de critiquer. C’est beau pour l’époque, point.

Rainbow islands – Atari ST — chaîne AtariGreenlog

L’histoire de Rainbow islands

L’histoire de Rainbow islands chez Mindscape commence comme beaucoup de jeux de l’époque : une idée, une petite équipe, un calendrier serré. En 1989, le marché Atari ST est en pleine maturité — les joueurs sont exigeants, les boutiques de soft regorgent de titres. Il fallait se démarquer. Mindscape y est parvenu avec Rainbow islands en misant sur ce qui faisait la force de leurs équipes : un sens aigu du gameplay et une connaissance pointue du hardware.

Rainbow islands face à la concurrence

Question récurrente : Rainbow islands sur Atari ST ou sur Amiga ? La réponse honnête : les deux se valent dans l’expérience globale. L’Amiga brille souvent sur les effets visuels. Mais le ST avait une belle solidité mécanique et des ports de jeu fiables. Rainbow islands en profite : le ressenti manette en main est excellent.

Pourquoi rejouer à Rainbow islands aujourd’hui ?

Pour redécouvrir Rainbow islands, Hatari est votre ami. L’émulateur reproduit fidèlement le son du YM2149, le comportement du blitter, tout. Ça tourne à 60fps stables sur un laptop de bureau. Est-ce que le jeu vieillit bien ? Oui et non. Les mécaniques restent solides, l’ambiance est intacte. Mais c’est avant tout pour la nostalgie qu’on y revient — et elle, elle ne déçoit jamais.

Conclusion

Rainbow islands sur Atari ST, c’est un bout de cette époque formidable où les jeux avaient une âme bien à eux. Chaque titre portait la signature de son équipe de développement, parfois d’une ou deux personnes qui avaient passé des nuits à optimiser chaque octet de mémoire. C’est ça, la magie des 16 bits. Si vous voulez voir le jeu en action, la chaîne AtariGreenlog sur YouTube a tout ce qu’il faut : des longplays, des démos, et plein d’autres pépites de l’ère Atari ST. Abonnez-vous, vous ne regretterez pas.

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