Stargoose. Le nom fait sourire. Un shoot’em up avec une oie de l’espace comme héros — c’était l’ère des concepts décalés qui passaient, et ça marchait. Logotron était un éditeur britannique qui avait le sens du bizarre bien dosé, et Stargoose en 1988 en était la parfaite illustration. J’avais trouvé ce jeu dans un lot de disquettes d’occasion, et il m’a immédiatement surpris par son originalité visuelle et son gameplay accrocheur.

Stargoose : un shmup avec du caractère

Stargoose est un shoot’em up à défilement vertical vu de dessus, avec une particularité notable : votre vaisseau ressemble à un oiseau mécanique, le Stargoose, qui bombarde les ennemis au sol tout en évitant les tirs adverses. La présentation est originale — les terrains sont variés (déserts, bases militaires, jungles), les ennemis au sol et en l’air sont distincts, et l’ensemble forme un shmup vertical complet.

Ce qui distingue Stargoose, c’est son système de tir à la fois vertical et horizontal. Votre Stargoose peut tirer vers l’avant pour les ennemis aériens, mais aussi bombarder les cibles au sol avec des roquettes qui s’infligent à angle droit. Cette double mécanique de tir ajoute une dimension tactique intéressante — quand attaquer au sol et quand privilégier la défense anti-aérienne ?

Les graphismes sont colorés et lisibles. Le scrolling est fluide pour un jeu ST de 1988. La difficulté monte progressivement, avec des boss de niveau assez imposants. C’est un shoot’em up bien calibré pour son époque, sans être le plus mémorable de sa génération, mais avec suffisamment de personnalité pour se distinguer.

Stargoose – Atari ST — chaîne AtariGreenlog

Logotron et le marché britannique du shmup

Logotron était un éditeur/distributeur britannique actif dans les années 80. Ils distribuaient des jeux d’autres studios et en développaient eux-mêmes, avec un catalogue éclectique couvrant plusieurs genres. Stargoose était l’un de leurs titres d’action les plus connus.

La Grande-Bretagne de la fin des années 80 était un terreau fertile pour les jeux vidéo — des milliers de programmeurs autodidactes transformaient leurs chambres en studios de développement, et les éditeurs comme Logotron leur offraient un accès au marché. Stargoose a probablement été développé par une équipe réduite avec des moyens limités mais une créativité débordante.

Le concept de l’oiseau mécanique guerrier était suffisamment original pour attirer l’attention dans les rayons de jeux, et le gameplay tenait suffisamment ses promesses pour satisfaire les acheteurs.

ST et la richesse du shmup européen

En 1988, le shoot’em up était roi sur Atari ST. R-Type, Xenon, 1942, Commando — les sorties s’enchaînaient, et chaque mois amenait de nouvelles propositions dans le genre. Stargoose se démarquait par son originalité thématique plutôt que par une révolution technique. Dans un genre très codifié, un concept frais pouvait faire la différence.

Comparé aux géants japonais du genre (R-Type étant la référence absolue de l’époque), Stargoose était plus accessible, moins punitif, plus léger dans son approche. C’était son positionnement — un shmup pour tous, agréable sans être intimidant.

Pourquoi y rejouer aujourd’hui ?

Pour son originalité sympathique et son gameplay solide, Stargoose mérite d’être redécouvert. Pas le meilleur shmup du ST, mais un exemple charmant de ce que produisait la scène britannique indépendante à la fin des années 80. En émulation, une session courte suffit pour apprécier le titre. Un bon souvenir de cette époque.

Conclusion

Stargoose sur Atari ST, c’est la preuve que même dans un genre saturé, un concept original et une exécution propre peuvent faire leur place. Logotron nous a livré un shoot’em up sympathique avec une vraie personnalité. La vidéo d’AtariGreenlog le capture bien — regardez-la et décidez si ce petit oiseau mécanique mérite votre temps en émulation.

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