Y’a des jeux pour lesquels on a une tendresse particulière. Wizball sur Atari ST, pour moi, c’en est un. Sorti en 1987, c’était un action bien charpenté, avec des idées, et surtout de vraies heures de plaisir. À l’heure des écrans OLED et des GPU à 500W, ça fait du bien de replonger dans ces graphismes 16 couleurs qui avaient pourtant leur charme.

Wizball sur Atari ST : le gameplay

Wizball (1987) propose une expérience action solide pour l’époque. Le gameplay tire pleinement parti des capacités de l’Atari ST — scrolling fluide, animations bien senties, et une difficulté calibrée pour vous garder devant l’écran sans vous décourager. La prise en main est rapide : un joystick Atari, un bouton, et c’est parti. On retrouve ici ce qui faisait le sel des jeux 16 bits : des règles simples, une exécution soignée, et une rejouabilité naturelle. Pas de tutoriel de 20 minutes, pas de cinématique à n’en plus finir. Juste du jeu.

Les graphismes utilisent la palette 512 couleurs de l’Atari ST avec intelligence. On est en 1990 (plus ou moins), et les développeurs connaissaient désormais la machine. Wizball le montre : les décors sont nets, les sprites reconnaissables, et l’animation générale donne une impression de fluidité que les comparatifs friands de « l’Amiga était mieux » n’auront pas forcément raison de critiquer. C’est beau pour l’époque, point.

Wizball – Atari ST — chaîne AtariGreenlog

L’histoire de Wizball

L’histoire de Wizball chez Mindscape commence comme beaucoup de jeux de l’époque : une idée, une petite équipe, un calendrier serré. En 1987, le marché Atari ST est en pleine maturité — les joueurs sont exigeants, les boutiques de soft regorgent de titres. Il fallait se démarquer. Mindscape y est parvenu avec Wizball en misant sur ce qui faisait la force de leurs équipes : un sens aigu du gameplay et une connaissance pointue du hardware.

Wizball face à la concurrence

Inévitablement, Wizball se retrouve à être comparé à ses homologues Amiga. Et là, honnêtement, ça dépend des versions. L’Amiga avait souvent l’avantage sur la palette graphique et la puce sonore. Mais l’Atari ST avait ses arguments : une base installée solide en Europe et un joystick Atari de compétition. La version ST de Wizball tient la comparaison sur le gameplay — même si les graphismes accusent parfois quelques pixels d’écart.

Pourquoi rejouer à Wizball aujourd’hui ?

Pour redécouvrir Wizball, Hatari est votre ami. L’émulateur reproduit fidèlement le son du YM2149, le comportement du blitter, tout. Ça tourne à 60fps stables sur un laptop de bureau. Est-ce que le jeu vieillit bien ? Oui et non. Les mécaniques restent solides, l’ambiance est intacte. Mais c’est avant tout pour la nostalgie qu’on y revient — et elle, elle ne déçoit jamais.

Conclusion

Wizball sur Atari ST, c’est un bout de cette époque formidable où les jeux avaient une âme bien à eux. Chaque titre portait la signature de son équipe de développement, parfois d’une ou deux personnes qui avaient passé des nuits à optimiser chaque octet de mémoire. C’est ça, la magie des 16 bits. Si vous voulez voir le jeu en action, la chaîne AtariGreenlog sur YouTube a tout ce qu’il faut : des longplays, des démos, et plein d’autres pépites de l’ère Atari ST. Abonnez-vous, vous ne regretterez pas.

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