WordPress est simple à utiliser et nettement moins simple à publier. Développer une extension pour son propre usage relève d'un après-midi ; la distribuer sur le dépôt officiel engage dans un processus avec ses conventions, sa relecture humaine, son système de gestion de versions et ses circuits de traduction — dont la documentation, quoique complète, laisse dans l'ombre exactement ce sur quoi on bute.
Les guides de cette rubrique documentent ce qu'on découvre en général après coup. Que le dépôt officiel fonctionne encore avec un système de versionnement que peu de développeurs pratiquent aujourd'hui. Que les fichiers de traduction livrés dans une extension ne sont jamais lus par la plateforme, qui possède son propre circuit communautaire. Que la langue source doit être l'anglais, faute de quoi aucune traduction ne peut démarrer, y compris en français.
Ces obstacles ont un point commun : ce ne sont pas des bugs. Le code est correct, l'extension fonctionne, les tests passent. Le problème tient à une hypothèse implicite sur le fonctionnement de la plateforme — et ce type d'erreur ne se résout pas en relisant son propre code, ce qui explique le temps qu'on y perd.
Une seconde famille de sujets concerne la responsabilité de l'auteur d'extension vis-à-vis de ses utilisateurs. Une extension active dispose d'un accès complet au site qui l'héberge. Cette capacité technique n'emporte aucune légitimité : la conception d'une télémétrie, la divulgation des communications externes et la possibilité réelle de s'y opposer relèvent autant de l'éthique professionnelle que de la conformité réglementaire.
Tout ce qui est décrit ici a été pratiqué sur une extension réellement publiée sur le dépôt officiel, traduite et maintenue — y compris les erreurs commises au passage, qui sont documentées plutôt que passées sous silence.
Publier sur le répertoire officiel WordPress.org expose votre plugin à des millions d'utilisateurs — mais le processus, en SVN et avec validation humaine, déroute quiconque vient de l'écosystème Git.
Un plugin livré avec ses fichiers de traduction compilés s'affiche pourtant comme « non traduit » sur WordPress.org. Le problème ne vient ni des fichiers, ni du code : il vient d'une règle du dépôt officiel que sa documentation explicite mal.
Un auteur de plugin qui ne mesure rien avance à l'aveugle. Un auteur qui mesure mal détruit la confiance de ses utilisateurs. Entre les deux, il existe une conception défendable — et elle se juge sur des détails précis.
Les comparatifs de plugins SEO se ressemblent tous : un tableau de fonctionnalités, un vainqueur, des liens d'affiliation. Ce guide prend le problème autrement — les critères qui décident réellement, la méthode pour mesurer sur votre site, et ce que chaque famille d'outils fait structurellement mal.